À coeur ouvert

Devenir entrepreneur.e, ce n’est pas facile.

Ok, jusqu’ici on est d’accord je ne vous apprends rien. Mais je tiens à mettre l’accent sur le « devenir ». Parce qu’entre le moment où j’ai choisi de me lancer et celui où je me suis vraiment lancée, il y a eu 4 mois. 4 mois où comme vous le savez, j’ai travaillé sur la création d’ANTHROPIC. Mais aussi 4 mois, remplis de doutes, d’incertitudes et de remarques parfois difficiles à encaisser.

Quand j’ai pris la décision de devenir entrepreneure, je savais que ça allait être difficile dès le départ :

  • Difficultés financières : je touche encore un peu l’Aide de Retour à l’Emploi (ARE) mais la COVID-19 n’aide pas ;
  • Nouvelle lilloise : j’arrive en terre inconnue, je dois tout reconstruire et développer mon réseau ;
  • Sentiment de solitude : parfois je me sens seule, terriblement seule, car j’ai très peu d’ami.e.s qui se sont lancé.es dans l’aventure, je n’y connais rien et je me dis que je fais peut-être une connerie ;
  • Soutien bancale de mes proches…

Et c’est ce dernier point que je souhaitais aborder aujourd’hui. Parce que l’une des difficultés que j’ai rencontré au début de l’aventure et qui m’a le plus impacté a été le soutien de mes proches qui fût parfois « bancale ». Alors pourquoi bancale ? Parce que certaines paroles qui se voulaient bienveillantes ont pu parfois laisser place à des sous-entendus blessants…

« Te lancer à ton compte ? Oui pourquoi pas. Mais on t’avait proposé un CDI, pourquoi as-tu refusé ? »,

« Un CDI, c’est la sécurité de l’emploi », « Mais tu sais ça va être difficile, très difficile », « Tu vas ramer pour trouver des clients », « Ah ben on a le temps avant que tu ne trouves tes premiers clients »…

Enfin BREF.

Le plus dur, c’est de relativiser

En vérité, tout le monde ne se voit pas être entrepreneur, certain.e.s ne le comprennent même pas, mais au final CE N’EST PAS GRAVE. Tout le monde ne peut pas se mettre à la place des autres.

Certaines personnes prennent la décision de mettre leurs proches à l’écart dès le départ, « le business, c’est le business », mais moi, je ne me voyais pas avancer comme ça. J’avais besoin de sentir que j’étais soutenue dans mon projet, et que même dans l’adversité, mes proches seraient là pour m’épauler.

Mais après avoir pris le temps de prendre du recul, j’ai pris conscience de certaines choses. Je suis désormais prête à :

  • Exercer un travail qui me correspond et qui me plait et développer un projet en lequel je crois ;
  • Surmonter les obstacles qui vont se tracer sur ma route ;
  • Accepter qu’on me dise que mon entreprise ne va pas marcher et que ça va être très difficile : je le sais et j’en ai bien conscience. C’est ce qui me donne encore plus envie de relever ce challenge ;
  • Accepter l’échec, même si cela veut dire que mon entreprise peut ne pas fonctionner et que dans 6 mois, je vais mettre la clé sous la porte… (bon en l’occurrence je ne vais pas me virer moi-même de chez moi, mais vous aurez compris l’idée).

… car (et je le répète) CE N’EST PAS GRAVE.

Les plus grands entrepreneurs ont échoué AU MOINS une fois dans leur vie. 

Alors si jamais un jour vous faîtes face à cette situation, j’espère que vous aussi vous saurez prendre du recul face à des remarques qui auront pu vous blesser mais au final, qui sauront vous faire avancer.

À très vite,

Clem.

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